Islamisme et repli communautaire

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Jusqu’à présent la réponse publique portait sur la radicalisation violente, pour empêcher le passage à l’acte, avec la mise en place dans chaque préfecture de Groupes d’évaluation départemental (GED) pour suivre les personnes inscrites au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) et de Cellules de prévention de la radicalisation et d’accompagnement des familles (CPRAF), pour désamorcer la radicalisation avant qu’elle ne mène au drame grâce à un accompagnement social, éducatif et médical.

Un travail efficace, mais beaucoup de territoires au-delà de la radicalisation violente continuent à être impactés par le repli communautaire et la montée de l’islamisme. De plus dans certains quartiers ce repli a servi de terreau à des départs de jeunes français, qui se nourrissent de discours de haine contre la république et qui ont basculé dans le djihadisme.

Ainsi parce que la radicalisation et le terrorisme sont les symptômes les plus graves d’un mal plus profond, l’islamisme et le communautarisme, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a organisé jeudi 28 novembre 2019 un séminaire réunissant 125 préfets et cinq autres ministres (Laurent Nuñez, Nicole Belloubet, Jean-Michel Blanquer, Marlène Schiappa et Julien Denormandie). Objectif : sensibiliser les préfets à la lutte contre le « projet politique anti-démocratique et antirépublicain » que constitue l’islamisme. Une circulaire intitulée « Lutte contre l’islamisme et les différentes atteintes aux principes républicains »  a été remise aux préfets, appelés à agir avec « détermination », en leur demandant de mettre en place « une cellule départementale » (CLIR) dédiée à cette action. Le SG-CIPDR est chargé d’appuyer les préfets dans la relève de ce défi et de faire remonter les actions et résultats de ces actions.

De plus, le Président de la République a présenté à Mulhouse le 18 février les 4 lignes de force de la stratégie de lutte contre le séparatisme islamiste :  « lutter contre l’influence étrangère » ; « mieux organiser le culte musulman en France » ; « lutter avec détermination contre toute manifestation de séparatisme islamiste » et « pouvoir partout ramener la République là où elle a un peu démissionné ».

Il s’agit de faire échec aux actes qui sapent les principes formant notre tradition constitutionnelle: la liberté, l’égalité, la fraternité, mais aussi la laïcité, l’égalité entre la femme et l’homme, l’indivisibilité de la République et l’unicité du peuple français. L’enjeu n’est pas l’islam, mais l’islam politique qui est une doctrine politique qui vise à instaurer un contrôle de la société avec une restriction des libertés et qui vise à installer la charia au-dessus des lois de la République.