Les CLIR

LES CELLULES DÉPARTEMENTALES
DE LUTTE CONTRE L’ISLAMISME ET LE REPLI COMMUNAUTAIRE (CLIR)

Créées par la circulaire du 27 novembre 2019, les Cellules départementales de lutte contre l’islamisme et le repli communautaire (CLIR) prennent appui sur l’expérience positive acquise dans le cadre des plans de lutte contre la radicalisation lancée sur 15 quartiers en février 2018 (PLR-Q). La doctrine des CLIR a, quant à elle, était publiée dans une deuxième note du ministre de l’intérieur en date du 13 janvier 2020 . Le SG-CIPDR est chargé d’appuyer les préfets dans la relève de ce défi et de faire remonter les actions et résultats de ces actions.

Ces CLIR mobilisent l’ensemble des services départementaux, sous la présidence du préfet et en articulation étroite avec le procureur de la République ; elles associent également, selon les thématiques identifiées, des partenaires extérieurs (élus, bailleurs sociaux, opérateurs de transports, etc.). Les CLIR se coordonnent également en permanence avec les Groupes d’Évaluation Départementaux (GED) et les Cellules de Prévention de la Radicalisation et pour l’Accompagnement des Familles (CPRAF) et s’appuient régulièrement sur les Comités Opérationnels Départementaux Antifraudes (CODAF) ou les Groupes d’Intervention Régionaux (GIR).

Comment les CLIR sont-elles composées ?
La CLIR est une équipe pluridisciplinaire, placée sous l’autorité du préfet de département, et vise à coordonner l’action de l’ensemble des acteurs susceptibles de contribuer à la lutte contre l’islamisme et le repli communautaire.

Elle se compose du corps préfectoral, de la direction départementale des services de l’éducation nationale, de la direction départementale de la cohésion sociale, de la direction départementale de la protection des populations, de la direction départementale des finances publiques, de l’unité des directions régionales des entreprises, de la concurrence, du travail et de l’emploi, des forces de sécurité intérieure (gendarmerie nationale, police, services de renseignements) ainsi que de référents au sein de la CAF, de l’URSSAF ou encore de Pôle Emploi. L’autorité judiciaire, ainsi que les élus locaux, sont également des partenaires essentiels.

Quelles sont les missions des CLIR ?
Les missions des cellules départementales de lutte contre l’islamisme et le repli communautaire sont:

  • L’établissement d’un diagnostic de l’état de l’islamisme et du repli communautaire dans le département. Une cartographie partagée est élaborée, permettant une approche croisée et une vision transversale élargie.
  • La centralisation et le partage des informations confidentielles sur les phénomènes d’islamisme et de repli communautaire. Ces informations proviennent tant des administrations de l’État présentes sur le terrain, que des élus ou autres acteurs locaux.
  • L’engagement de contrôles sur la base des informations recueillies, sous l’autorité de la justice et dans le cadre des pouvoirs de police générale ou spéciale de police administrative.
  • Le suivi des infractions constatées.
  • La définition et la proposition d’une stratégie d’accompagnement ou d’offres alternatives, pour permettre un retour des valeurs et principes républicains, en lien avec les élus, les collectivités locales et les structures associatives partenaires.

Quel est le nombre de CLIR ?
Sur l’ensemble du territoire national, 101 CLIR sont installées : 100 % des départements métropolitains en sont équipés

Quels résultats pour ces CLIR

 

Dossier de presse du ministère de l’Intérieur