Programme d’actions pour améliorer la prévention des violences faites aux femmes, des violences intrafamiliales, et l’aide aux victimes

Priorité à la lutte  contre les violences à l’encontre des femmes

Noyau dur des violences aux personnes, les violences intrafamiliales et, de surcroît les violences dont les femmes sont les principales victimes, appellent une attention particulière des pouvoirs publics qui travaillent en synergie avec les acteurs locaux et les associations.C’est une priorité du gouvernement qui s’inscrit également dans le cadre du droit de l’Union européenne et des engagements internationaux de la France.

Le 5ème Plan de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes (2017-2019) confirme l’engagement  de l’État pour que les femmes victimes de violences puissent accéder à leur droit d’être protégées et accompagnées, pour qu’elles se libèrent et se reconstruisent. La nouvelle impulsion pour l’égalité entre les femmes et les hommes, déclarée « grande cause nationale du quinquennat » en 2017 par le président de la République, s’accompagne de 25 mesures gouvernementales relatives à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes et de la mise en place d’un plan quinquennal.

Il est de la responsabilité collective de prévenir ces violences et d’encourager les victimes à rompre le silence. A peine 10 % des victimes au sein du couple déposent plainte, ce qui signifie que 90 % des auteurs restent impunis. Il est donc fondamental de lutter contre l’impunité et d’augmenter le nombre de violences déclarées, en améliorant l’information, en sensibilisant l’opinion et en optimisant le professionnalisme des acteurs de proximité par des formations régulières.

 

Actions de proximité en faveur des victimes

Les questions de violences faites aux femmes et de violences intrafamiliales constituent l’un des premiers motifs d’interventions des forces de police et de gendarmerie.  Elles mobilisent divers partenaires aux compétences complémentaires et font appel à des dispositifs de prise en charge adaptés aux besoins qu’il  s’agit de mieux coordonner. Leur consolidation et leur articulation ont pour objectif d’assurer la continuité d’accompagnement et de prise en charge des publics. Cette approche globale, qui s’inscrit dans la durée, permet d’accueillir, d’orienter, de prendre en charge les personnes concernée jusqu’à leur reconstruction et leur retour à l’autonomie qu’il soit juridique, social, psychologique, médical… cet accompagnement ne se limite pas à une simple information mais mobilisent des professionnels aux compétences spécifiques.

De nombreux dispositifs institutionnels et associatifs y contribuent : les bureaux d’aide aux victimes, les permanences d’aide aux victimes, le Téléphone grave danger (TGD), les Intervenants sociaux dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie (ISCG) , les psychologues en commissariat, les référents pour les femmes victimes de violences au sein du couple…..

Actions en direction des auteurs

Parallèlement, à l’aide aux victimes et à l’accès au droit, il s’avère indispensable de prendre en compte les auteurs de ces violences. C’est pourquoi des actions en direction des mis en cause sont prévues. A travers des mesures ou des peines à forte dimension pédagogique, la responsabilisation des auteurs est encouragée, dans l’optique de prévenir les risques de réitération et de récidive. Des actions en direction du conjoint violent telles que l’éloignement du domicile conjugal, la prise en charge thérapeutique, l’accompagnement psycho-social et les groupes de paroles collectifs sont également mises en place.