Les violences faites aux femmes

Programme d’actions pour améliorer la prévention des violences faites aux femmes, des violences intrafamiliales, et l’aide aux victimes

Priorité à la lutte  contre les violences à l’encontre des femmes

Noyau dur des violences aux personnes, les violences intrafamiliales et de surcroît les violences dont les femmes sont les principales victimes, appellent une attention particulière des pouvoirs publics qui travaillent en synergie avec les acteurs locaux et les associations. C’est une priorité du gouvernement qui s’inscrit également dans le cadre du droit de l’Union européenne et des engagements internationaux de la France.

Le 5ème Plan de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes (2017-2019) confirme l’engagement de l’État pour que les femmes victimes de violences puissent accéder à leur droit d’être protégées et accompagnées, pour qu’elles se libèrent et se reconstruisent. La nouvelle impulsion pour l’égalité entre les femmes et les hommes, déclarée « grande cause nationale du quinquennat » en 2017 par le président de la République, s’accompagne de 25 mesures gouvernementales relatives à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes et de la mise en place d’un plan quinquennal. La création d’un signalement en ligne pour les victimes de violences, harcèlements et discriminations avait été annoncé lors du discours du président de la République. Ce portail de signalement des violences sexuelles et sexistes est désormais en ligne depuis le 25 novembre 2018 et permet à la victime d’être orientée et accompagnée de chez elle dans ses démarches vers la brigade de gendarmerie ou le commissariat compétent ainsi que vers les associations qui peuvent lui venir en aide.

Il est de la responsabilité collective de prévenir ces violences et d’encourager les victimes à rompre le silence. A peine 10 % des victimes au sein du couple déposent plainte, ce qui signifie que 90 % des auteurs restent impunis. Il est donc fondamental de lutter contre l’impunité et d’augmenter le nombre de violences déclarées, en améliorant l’information, en sensibilisant l’opinion et en optimisant le professionnalisme des acteurs de proximité par des formations régulières.

Actions de proximité en faveur des victimes

Les questions de violences faites aux femmes et de violences intrafamiliales constituent l’un des premiers motifs d’interventions des forces de police et de gendarmerie. Chaque année 225 000 femmes sont victimes de violences physiques et:ou sexuelles ua sein du couple.  Elles mobilisent divers partenaires aux compétences complémentaires et font appel à des dispositifs de prise en charge adaptés aux besoins qu’il  s’agit de mieux coordonner. Leur consolidation et leur articulation ont pour objectif d’assurer la continuité d’accompagnement et de prise en charge des publics. Cette approche globale, qui s’inscrit dans la durée, permet d’accueillir, d’orienter, de prendre en charge les personnes concernées jusqu’à leur reconstruction et leur retour à l’autonomie qu’il soit juridique, social, psychologique, médical… Cet accompagnement ne se limite pas à une simple information mais mobilisent des professionnels aux compétences spécifiques.

De nombreux dispositifs institutionnels et associatifs financés en partie par le FIPD y contribuent : les bureaux d’aide aux victimes, les permanences associatives d’aide aux victimes (422 en 2018), le Téléphone grave danger (TGD : 543 en 2017), les Intervenants sociaux dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie (ISCG: 261 en 2017) , les psychologues en commissariat (73), les référents  » violences conjugales » (163) …..

Actions en direction des auteurs

Parallèlement, à l’aide aux victimes et à l’accès au droit, il s’avère indispensable de prendre en compte les auteurs de ces violences. C’est pourquoi des actions en direction des mis en cause sont prévues. A travers des mesures ou des peines à forte dimension pédagogique, la responsabilisation des auteurs est encouragée, dans l’optique de prévenir les risques de réitération et de récidive. Des actions en direction du conjoint violent telles que l’éloignement du domicile conjugal, la prise en charge thérapeutique, l’accompagnement psycho-social et les groupes de paroles collectifs sont également mises en place.