Troisième assemblée générale sur les mineurs de retour de zones

Organisée par le SG-CIPDR, la troisième assemblée générale des acteurs impliqués dans la prise en charge des mineurs de retour de zones s’est tenue le 1er avril. Cette réunion a permis de renforcer leur coordination et d’adapter l’accompagnement d’un public très spécifique.

La troisième assemblée générale a réuni l’ensemble des acteurs qui travaillent au quotidien pour encadrer et donner des perspectives à ces mineurs. Les directions ministérielles, les services déconcentrés de l’Etat et les collectivités locales présents ont échangé toute la journée sur les difficultés rencontrées et les bonnes pratiques établies.

La Secrétaire générale du SG-CIPDR a ouvert cette journée, suivie par le Procureur national antiterroriste et par la cheffe de l’Unité de concours à la lutte antiterroriste. Le Parquet national antiterroriste a dressé un état des lieux des situations en matière d‘état civil et de filiation des mineurs nés sur zone. Des pédopsychiatres de centres de référence historiques ont ensuite partagé leurs expériences et constats. Ils ont notamment insisté sur la réalité d’un suivi au long cours pour instaurer un lien thérapeutique de confiance.

Dans l’après-midi, les acteurs locaux de la prise en charge ont exposé à l’assemblée les méthodologies développées lors du dernier retour de mineurs. Les praticiens ont besoin d’outils de référence utiles. Ces outils émergeront des commissions thématiques en cours qui ont été présentées aux participants. Ce travail collectif éclaire l’ensemble des intervenants. Elles sont centrées sur le partage des informations entre partenaires territoriaux, sur la scolarité des mineurs et sur la préparation des enfants et des professionnels aux procès des parents. En fin de journée, un nouveau modèle de protocole départemental a été présenté, plus complet et actualisé que le précédent.

Le SG-CIPDR et l’ensemble des ministères partenaires saluent l’investissement sans faille des acteurs de terrain. La prise en charge des mineurs de retour de zones est un engagement de long terme – l’Etat pourra, aujourd’hui comme demain, compter sur chacun d’eux.