Le SG-CIPDR

Le Secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR)

Plaquette de présentation du SG-CIPDR (juillet2021)
SG-CIPDR presentation leaflet 

Installé en 2006, le SG-CIPDR  anime des politiques publiques transversales de prévention et de lutte face à des phénomènes de rupture avec l’ordre social, qui fragilisent notre société. La mission prioritaire du SG-CIPDR est d’accompagner le réseau territorial et central afin de défendre et protéger notre modèle républicain et ses valeurs.
L’action menée se concentre notamment sur la coordination nationale de la lutte contre le séparatisme, la prévention de la radicalisation et de la délinquance, le déploiement d’un contre-discours républicain, en ligne et hors ligne, la protection des personnes vulnérables et la prise en charge des personnes signalées. Ces stratégies préventives et répressives répondent aux défis sociétaux actuels et anticipent ceux à venir.

Placé sous l’autorité de la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, en charge de la citoyenneté, Marlène Schiappa, et du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le SG-CIPDR est organisé autour de trois pôles métier et une unité  [Pôle Prévention de la Délinquance, Pôle Lutte contre l’Islamisme et Prévention de la Radicalisation, Unité de contre-discours républicain (UCDR), pôle dédié à l’appui territorial (PAT)], ainsi que de services généraux. Composé d’une équipe interministérielle d’une soixantaine de personnes, il est dirigé par un secrétaire général (le préfet Christian Gravel, depuis octobre 2020) nommé par décret du Président de la République.  En outre, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), présidée par le Secrétaire général du CIPDR, est rattachée fonctionnellement au SG-CIPDR depuis 2020. (Décret n° 2020-867 du 15 juillet 2020)

Organigramme du SG – CIPDR

Historiquement, le SG-CIPDR est depuis le 6 mai 2016,  une prolongation du CIPD qui avait été créé par décret en janvier 2006 pour l’animation interministérielle de la politique de prévention de la délinquance.

Afin de rendre opérationnelles ces politiques, le SG-CIPDR dispose et gère un fonds annuel, le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) . Afin d’assurer la cohérence des politiques mises en œuvre, le SG-CIPDR mène son travail de prévention autour des préfectures et suivant une logique partenariale, avec les acteurs locaux, au premier rang desquels les collectivités territoriales et les associations.

 

Les missions du SG-CIPDR d’après la loi

Le Décret n° 2016-553 du 6 mai 2016 modifiant le Décret du 17 janvier 2006, définit les missions du SG-CIPDR:

  • jouer un rôle d’appui, d’expertise, de conseil et d’animation auprès des préfectures, des collectivités locales et de l’ensemble des acteurs en charge de la prévention de la délinquance et de la radicalisation,
  • élaborer des outils d’aide à la décision et diffuser les résultats des recherches, valoriser les bonnes pratiques et de les diffuser,
  • promouvoir la formation des services de l’Etat, des collectivités territoriales et des associations

Une approche pluridisciplinaire en collaboration avec les partenaires de terrain

La réponse publique en matière de prévention de la délinquance et de la radicalisation a pour vocation d’associer le maximum de partenaires afin d’assurer une approche transversale. Le SG-CIPDR anime ainsi un large réseau de partenaires et d’acteurs de terrain en vue de favoriser une intervention pluridisciplinaire autour de l’identification et la prise en charge des personnes délinquantes ou radicalisées.

Les trois principaux partenaires du SG-CIPDR sont les préfectures, les collectivités locales et les grands réseaux associatifs . Le CIPDR s’appuie et participe également à des réseaux européens en vue de partager les bonnes pratiques entre États membres. Il représente et négocie pour la France au sein des instances européennes comme le High-Level Commission Expert Group on Radicalisation de la Direction générale Migration et Affaires intérieures de la Commission européenne et l’EU Internet Forum.

Structure

La réponse publique se construit selon une logique interministérielle en réunissant 20 ministères qui mettent en commun leurs réseau et expertise au sein du SG-CIPDR. Son approche est donc à la fois décentralisée et déconcentrée.

Le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation se réunit sous la présidence du Premier ministre avec l’ensemble des ministres qui le composent, pour acter et évaluer ces politiques publiques. Il s’est réuni dernièrement le 23 février 2018 à Lille pour la présentation du Plan national de prévention de la radicalisation (PNPR) et le 11 avril 2019 à Strasbourg pour faire un bilan de ce plan et lancer une consultation de la future stratégie de prévention de la délinquance.
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Qu’entend-on par “Contre-discours” ? la promotion de messages qui offrent une alternative positive à la propagande extrémiste ou qui visent à déconstruire et à délégitimer les discours extrémistes auprès des publics “cibles” (mesure 17 du Plan national de prévention de la radicalisation) : -> initiatives de déconstruction du conspirationnisme et de l’extrémisme via des campagnes en ligne; -> représentations théâtrales; productions de courts et longs métrages; ateliers de sensibilisation; tournois sportifs; -> interventions de victimes du terrorisme; -> contre-discours religieux non confessant avec un discours éclairé de l’islam par des contenus promouvant les droits des femmes, l’attachement aux valeurs républicaines et le savoir critique tel qu’il a pu être incarné par diverses figures de l’histoire islamique.