Le Secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR)

Le SG-CIPDR a pour mission l’animation, la coordination et le soutien financier des politiques de prévention de la délinquance et de la radicalisation.

Depuis le 6 mai 2016, le SG-CIPDR est une prolongation du CIPD qui avait été créé par décret en janvier 2006 pour l’animation interministérielle de la politique de prévention de la délinquance et qui a été doté du Fond interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) pour financer les actions conduites sur le terrain.

Il fixe les orientations de la politique gouvernementale et veille à sa mise en œuvre, via notamment la gestion du FIPD. Afin d’assurer la cohérence des politiques mises en œuvre, le SG-CIPDR mène son travail de prévention autour des préfectures et suivant une logique partenariale, avec les acteurs locaux, au premier rang desquels les collectivités territoriales et les associations.

Plaquette de présentation du CIPDR 2019

 


 

 

 

Les missions du SG-CIPDR d’après la loi

Le Décret n° 2016-553 du 6 mai 2016 modifiant le Décret du 17 janvier 2006, définit les missions du SG-CIPDR:

  • jouer un rôle d’appui, d’expertise, de conseil et d’animation auprès des préfectures, des collectivités locales et de l’ensemble des acteurs en charge de la prévention de la délinquance et de la radicalisation,
  • élaborer des outils d’aide à la décision et diffuser les résultats des recherches, valoriser les bonnes pratiques et de les diffuser,
  • promouvoir la formation des services de l’Etat, des collectivités territoriales et des associations,

Une approche pluridisciplinaire en collaboration avec les partenaires de terrain

La réponse publique en matière de prévention de la délinquance et de la radicalisation a pour vocation d’associer le maximum de partenaires afin d’assurer une approche transversale. Le SG-CIPDR anime ainsi un large réseau de partenaires et d’acteurs de terrain en vue de favoriser une intervention pluridisciplinaire autour de l’identification et la prise en charge des personnes délinquantes ou radicalisées.

Les trois principaux partenaires du SG-CIPDR sont les préfectures, les collectivités locales et les grands réseaux associatifs . Le CIPDR s’appuie et participe également à des réseaux européens en vue de partager les bonnes pratiques entre États membres. Il représente et négocie pour la France au sein des instances européennes comme le High-Level Commission Expert Group on Radicalisation de la Direction générale Migration et Affaires intérieures de la Commission européenne et l’EU Internet Forum.

Structure

La réponse publique se construit selon une logique interministérielle en réunissant 20 ministères qui mettent en commun leurs réseau et expertise au sein du SG-CIPDR. Son approche est donc à la fois décentralisée et déconcentrée.

Le CIPDR est quant à lui présidé par le Premier ministre ou par délégation par le ministère de l’Intérieur et réunit les 20 ministères. Il s’est réuni dernièrement le 23 février 2018 à Lille pour la présentation du Plan national de prévention de la radicalisation (PNPR) et le 11 avril 2019 à Strasbourg pour faire un bilan de ce plan et lancer une consultation de la future stratégie de prévention de la délinquance. Nommée par décret, Muriel Domenach est Secrétaire générale du SG- CIPDR depuis septembre 2016. Le secrétariat général (SG-CIPDR), placé sous son autorité, est chargé de préparer les travaux et délibérations du CIPDR et de veiller à la cohérence de la mise en œuvre des orientations définies par le comité. Il est constitué de plusieurs pôles, dont :

 

La cellule de coordination et d’appui à l’action territoriale

Créée en décembre 2016, la cellule nationale de coordination et d’appui à l’action territoriale fonctionne sous l’autorité d’un(e) sous-préfèt(e). Elle regroupe 5 personnes, experts mis à disposition par différents ministères (famille, justice, santé, éducation nationale) afin d’être en capacité de :

  • participer à l’analyse des besoins des préfectures, des collectivités et des réseaux,
  • identifier les actions pertinentes et les bonnes pratiques, ainsi que les avancées en matière de connaissance scientifique du phénomène et de son traitement, y compris sur le terrain de l’évaluation, et diffuser ces éléments auprès des acteurs de terrain,
  • aider à l’extension de ces actions par un appui méthodologique, voire un suivi dans le temps de la mise en œuvre,
  • assurer un soutien à l’évaluation,
  • produire des rapports d’intervention et d’évaluation.
  • Le pôle Contre-discours

    En fonction depuis 2017, ce pôle a pour objectif la promotion de messages qui offrent une alternative positive à la propagande extrémiste ou qui visent à déconstruire et à délégitimer les discours extrémistes auprès des publics « cibles ». Ainsi, le SG-CIPDR apporte un soutien financier direct via le FIPD à des intervenants issus de la société civile notamment associatifs et un soutien indirect par la mise en relation des différents acteurs entre eux au niveau national et international. Ces acteurs crédibles et sérieux sont autant d’émetteurs dont la voix porte auprès des jeunes. Tous les registres sont ainsi investis pour le développement d’un contre-discours républicain issu de la société civile, en complément de celui de l’État, conformément à la mesure 17 du Plan national de prévention de la radicalisation :

  • initiatives de déconstruction du conspirationnisme et de l’extrémisme via des campagnes en ligne;
  • représentations théâtrales;
  • productions de courts et longs métrages;
  • ateliers de sensibilisation;
  • tournois sportifs;
  • interventions de victimes du terrorisme;
  • contre-discours religieux non confessant avec un discours éclairé de l’islam par des contenus promouvant les droits des femmes, l’attachement aux valeurs républicaines et le savoir critique tel qu’il a pu être incarné par diverses figures de l’histoire islamique.
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