Le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR)

Le CIPDR a pour mission l’animation, la coordination et le soutien financier des politiques de prévention de la délinquance et de la radicalisation.

Depuis le 6 mai 2016, le CIPDR est une prolongation du CIPD qui avait été créé par décret en janvier 2006 pour l’animation interministérielle de la politique de prévention de la délinquance et qui a été doté du Fond interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) pour financer les actions conduites sur le  terrain.

Le comité interministériel fixe les orientations de la politique gouvernementale et veille à sa mise en œuvre, via notamment la gestion du FIPD. Afin d’assurer la cohérence des politiques mises en œuvre, le CIPDR mène son travail de prévention autour des préfectures et suivant une logique partenariale, avec les acteurs locaux, au premier rang desquels les collectivités territoriales et les associations.

Plaquette de présentation du CIPDR 2018

 

 

 

 

Les missions du CIPDR d’après la loi

D’après le Décret du 17 janvier 2006, le CIPDR a pour mission de:

  • jouer un rôle d’appui, d’expertise, de conseil et d’animation auprès des préfectures, des collectivités locales et de l’ensemble des acteurs en charge de la prévention de la délinquance et de la radicalisation,
  • élaborer des outils d’aide à la décision et diffuser les résultats des recherches, valoriser les bonnes pratiques et de les diffuser,
  • promouvoir la formation des services de l’Etat, des collectivités territoriales et des associations,
  • réaliser chaque année le rapport au Parlement retraçant les résultats de la politique de prévention de la délinquance et exposant les orientations de l’Etat en ce domaine, assurer le pilotage du FIPD,

Une approche pluridisciplinaire en collaboration avec les partenaires de terrain

La réponse publique en matière de prévention de la délinquance et de la radicalisation a pour vocation d’associer le maximum de partenaires afin d’assurer une approche transversale. Le CIPDR anime ainsi un large réseau de partenaires et d’acteurs de terrain en vue de favoriser une intervention pluridisciplinaire autour de l’identification et la prise en charge des personnes délinquantes ou radicalisées.

Les trois principaux partenaires du CIPDR sont les préfectures, les collectivités locales et les grands réseaux associatifs . Le CIPDR s’appuie et participe également à des réseaux européens  en vue de partager les bonnes pratiques entre États membres. Il représente et négocie pour la France  au sein des instances européennes comme le High-Level Commission Expert Group on Radicalisation de la Direction générale Migration et Affaires intérieures de la Commission européenne et  l’EU Internet Forum.

Structure

La réponse publique se construit selon une logique interministérielle en réunissant 20 ministères qui mettent en commun leurs réseau et expertise au sein du CIPDR. Son approche est donc à la fois décentralisée et déconcentrée.

Le CIPDR est présidé par le Premier ministre ou par délégation par le ministère de l’Intérieur et réunit les 20 ministères. Nommée par décret, Muriel Domenach est Secrétaire générale du SG- CIPDR depuis septembre 2016. Le secrétariat général (SG-CIPDR), placé sous son autorité, est chargé de préparer les travaux et délibérations du CIPDR, de préparer chaque année le rapport au Parlement retraçant les résultats de la politique de prévention et de veiller à la cohérence de la mise en œuvre des orientations définies par le comité.

 

La cellule de coordination et d’appui à l’action territoriale

Créée en décembre 2016, la cellule nationale de coordination et d’appui à l’action territoriale fonctionne sous l’autorité d’une sous-préfète, Sylvie Especier.

Elle regroupe 5 personnes, experts mis à disposition par différents ministères (famille, justice, santé, éducation nationale) afin d’être en capacité de répondre à tous les besoins.

L’action de la cellule consiste à :

  • participer à l’analyse des besoins des préfectures, des collectivités et des réseaux,
  • identifier les actions pertinentes et les bonnes pratiques, ainsi que les avancées en matière de connaissance scientifique du phénomène et de son traitement, y compris sur le terrain de l’évaluation, et diffuser ces éléments auprès des acteurs de terrain,
  • aider à l’extension de ces actions par un appui méthodologique, voire un suivi dans le temps de la mise en œuvre,
  • assurer un soutien à l’évaluation,
  • densifier les dispositifs de prévention de la radicalisation pour assurer une prise en charge individualisée des publics (doublement d’ici deux ans les capacités de prise en charge des personnes radicalisées ou en voie de radicalisation, et de leurs familles – mesure 32),
  • produire des rapports d’intervention et d’évaluation.