Nouvelle session de sensibilisation à la prévention de la radicalisation
Les 1er et 2 juillet 2026, le Secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR) a organisé une nouvelle session de sensibilisation à la prévention de la radicalisation de niveau 1. Issus de 38 départements, plus de 80 acteurs locaux de l’État ont participé à ces échanges.
En ouvrant ces deux journées, Patricia Mirallès, Secrétaire générale du SG-CIPDR, a rappelé que les phénomènes de radicalisation évoluent rapidement sous l’effet des usages numériques et de l’émergence de nouvelles idéologies violentes. Elle a souligné la nécessité d’adapter en permanence les réponses publiques afin de mieux prévenir les trajectoires de radicalisation, notamment chez les plus jeunes, et de poursuivre les travaux engagés pour renforcer la coordination des acteurs sur l’ensemble du territoire.
Le format de ce niveau 1 a évolué depuis la précédente session de janvier 2026. Pour tenir compte des remontées des participants, il a notamment été rendu plus accessible aux référents radicalisation des différents ministères ayant récemment pris leurs fonctions.
Le programme de la première journée a permis aux participants d’avoir un aperçu de l’état de la menace, d’appréhender le rôle des cellules de prévention de la radicalisation et d’accompagnement des familles (CPRAF) et de renforcer leur compréhension du processus de radicalisation et des facteurs de vulnérabilité, à travers les interventions respectives de l’UCLAT-DGSI et du SG-CIPDR. Des chercheurs ont ensuite porté une attention particulière à l’influence des réseaux sociaux dans le processus de radicalisation et aux trajectoires féminines de radicalisation.
La seconde journée a privilégié les retours d’expérience et les échanges de bonnes pratiques au sein des CPRAF. Les interventions des professionnels de terrain ont mis en lumière les modalités de coordination entre services de l’État, partenaires locaux et associations afin de proposer des réponses individualisées aux personnes signalées et à leurs familles. Dans son propos liminaire, la Secrétaire générale du CIPDR avait d’ailleurs souligné le besoin « de consolider les modes d’intervention et de prise en charge en mobilisant notamment l’approche socio-éducative, la médiation du fait religieux et l’accompagnement en santé mentale ».
Par la qualité des interventions, la complémentarité des expertises réunies et les nombreux échanges entre participants, cette nouvelle session nationale a pleinement répondu à son ambition : consolider une culture commune de la prévention de la radicalisation et renforcer les compétences des professionnels engagés au quotidien au service des territoires.
Le niveau 2 permettra d’approfondir le sujet à travers des focus thématiques (ex : radicalisation et santé mentale) et de présenter des outils concrets d’évaluation et de prise en charge de la radicalisation « bas de spectre ». Il se déroulera les 12 et 13 novembre à Paris.