Prévenir ensemble des risques communs
Lors des deux dernières journées de son déplacement à Bruxelles, Patricia Mirallès, Secrétaire générale du SG-CIPDR, a poursuivi ses échanges avec ses homologues belges et rencontré des responsables d’instances communautaires. Prévenir la délinquance, la radicalisation ou les dérives sectaires sont des combats qui se mènent, aussi, à l’échelle européenne.
Confrontée à des phénomènes qui dépassent largement les frontières nationales, l’Union européenne travaille au quotidien à renforcer la coordination de ses politiques de prévention de la délinquance et de la radicalisation. Cette démarche est essentielle à l’efficacité des actions déployées par chaque Etat membre.
Patricia Mirallès a ainsi été reçue par Marie Dugré, adjointe au chef de service Justice – Affaires intérieures de la Représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne, Claudie Baudino, policy officer, et Marc Leoutre, deputy head of unit « Counter-Terrorism, Anti-Radicalisation, Critical Infrastructure » au sein de la Commission européenne. Les échanges ont notamment permis de préciser quelles priorités la France pourrait porter au sein du Knowledge hub.
A la suite de cette rencontre, la délégation du SG-CIPDR conduite par Patricia Mirallès a été accueillie par Sophie Lavaux, directrice générale du Plan global de sécurité et de prévention de Bruxelles et Jurgen de Landsheer, chef de corps de Police. La Secrétaire générale a ainsi été sensibilisée à la conception bruxelloise du cycle du risque.
Patricia Mirallès a souligné l’importance de réinvestir la prévention primaire tout au long de ces rencontres lors de ce déplacement fructueux. En France comme en Belgique, les politiques de prévention se déploient en effet sur trois niveaux. Adressée à un large public, la prévention dite primaire rassemble les mesures qui visent à réduire les risques, le plus en amont possible ; ciblée sur les publics les plus fragiles, la prévention dite secondaire permet d’agir avant la commission d’infractions ; conçue pour les personnes condamnées par la justice, la prévention dite tertiaire mobilise des moyens pour éviter leur récidive. Alors que la délinquance et la radicalisation touchent des mineurs de plus en plus jeunes, les participants ont convenu qu’il est aujourd’hui nécessaire d’intervenir le plus tôt possible en réinvestissant la prévention primaire.
En clôture du déplacement, l’ambassade de France a enfin organisé une réunion de travail rassemblant, autour de la délégation du SG-CIPDR, des acteurs de l’Education, de la Police judiciaire et de la Cour d’appel de Bruxelles. Très ouverte, la discussion a permis de mieux comprendre l’image que chacun de nos deux pays renvoie à son voisin. Forgée par l’Histoire, l’amitié franco-belge nous rappelle que les liens les plus solides se construisent dans le partage, la coopération et le respect mutuel.