Rencontres de la justice des mineurs

A l’occasion des Rencontres de la justice des mineurs organisées par le ministère de la Justice le 26 novembre, Etienne Apaire, Secrétaire général du CIPDR, a souligné l’importance d’agir collectivement pour prévenir la délinquance et la radicalisation des plus jeunes.

Ouvertes par le Garde des Sceaux, ces rencontres annuelles ont rassemblé, dans l’enceinte de la Cité internationale universitaire de Paris, de nombreux acteurs impliqués dans la justice des mineurs. Directeurs d’administration centrale, magistrats, avocats, psychiatres, sociologues, éducateurs et responsables associatifs ont pu partager leurs idées sur la manière de renforcer la protection des mineurs en danger comme le suivi des mineurs en conflit avec la loi.

Parmi les thèmes abordés cette année, ont notamment figuré la protection des mineurs victimes de la prostitution, la prise en charge de la santé mentale des jeunes suivis par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) et la construction de leur parcours d’insertion. Autant de sujets en lien avec la prévention de la délinquance.

Dans son intervention en séance plénière, Etienne Apaire a rappelé l’action conduite en la matière, par le SG-CIPDR, au cours des derniers mois ainsi que les travaux menés en vue de l’officialisation prochaine de la nouvelle stratégie de la prévention de la délinquance et de l’actualisation du plan national de la prévention de la radicalisation de 2018 à travers une nouvelle feuille de route.

Citant l’exemple de quelques villes performantes en termes de baisse de la délinquance, il a réaffirmé la nécessité de la prévention afin de diminuer les flux des faits soumis aux forces de police, l’aggravation du niveau de la délinquance corrélée au rajeunissement des auteurs, notamment mineurs, pouvant laisser penser à une insuffisance de traitement en amont, par des sanctions et des mesures éducatives.

Au regard de l’évolution d’une délinquance devenue à la fois itinérante et plus ancrée dans les trafics, il a évoqué les priorités de la nouvelle stratégie nationale de prévention autour de l’autorité, de l’adaptation des réponses aux nouvelles formes de la délinquance, notamment s’agissant de l’entrée dans les trafics et l’accompagnement pour en sortir, les violences et l’enjeu du numérique, ou encore une attention aux populations les plus vulnérables dont les aînés.

Le lancement d’une Académie numérique de la prévention est annoncé pour 2026 pour un partage des outils, des ressources, des évaluations et de la recherche. Soulignant le savoir-faire de la PJJ en matière de prévention, le SG CIPDR, a insisté sur la nécessité du soin et l’intérêt de l’engagement et rappelé que les leviers sont entre les mains de l’éducateur.